Compenser et suivre dans la durée

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Lorsque certains impacts ne peuvent être ni évités ni suffisamment réduits, des mesures de compensation sont mises en œuvre. Leur efficacité fait ensuite l’objet d’un suivi dans la durée, au même titre que l’ensemble des engagements environnementaux du projet.

 

La compensation constitue la dernière étape de la démarche Éviter, Réduire, Compenser. Elle concerne les impacts résiduels qui subsistent après la recherche de solutions d’évitement puis de réduction. L’objectif est d’atteindre une absence de perte nette de biodiversité, avec une ambition de gain en matière de conservation. 

Pour la LNSO, deux démarches complémentaires sont notamment mises en œuvre. La compensation forestière vise à reconstituer le potentiel forestier affecté par le projet. La compensation écologique consiste à restaurer ou à améliorer des habitats favorables à la faune et à la flore : prairies, haies, mares, boisements naturels, zones humides ou gîtes. 

Ces actions sont pensées dans la durée. Pour la première autorisation environnementale de la ligne Bordeaux–Toulouse, la compensation forestière a notamment été anticipée avec la plantation de 500 hectares de boisements entre 2016 et 2023. Les mesures de compensation écologique concernent quant à elles plus de 3 200 hectares répartis sur plus de 80 sites. Le maître d’ouvrage est tenu d’assurer l’effectivité de ces mesures pendant plusieurs dizaines d’années. 

Au-delà de leur mise en œuvre, les engagements environnementaux sont suivis et contrôlés. Ce suivi mobilise le maître d’ouvrage, les opérateurs spécialisés et les services de l’État. L’Observatoire environnemental de la LNSO complète ce dispositif en analysant les effets du projet pendant sa réalisation puis après sa mise en service.