La Ligne nouvelle du Sud-Ouest vise à développer une mobilité ferroviaire moins carbonée tout en réduisant l’empreinte de sa propre construction. Une stratégie bas carbone inédite dans le ferroviaire, prévue par le maître d’ouvrage, permet d’agir dès la conception et de suivre les émissions jusqu’à la réalisation du projet.
En favorisant le report d’une partie importante des déplacements de la route et de l’avion vers le train, la LNSO s’inscrit dans les objectifs nationaux de décarbonation. Mais la construction d’une infrastructure ferroviaire mobilise elle-même d’importantes quantités de matériaux et d’énergie. Réduire cette empreinte constitue donc un enjeu à part entière du projet.
L’Agence LNSO a engagé une stratégie carbone spécifique, conçue comme un outil de pilotage de la conception à la réalisation. Elle vise d’abord à mesurer et comprendre les émissions du projet pour identifier les postes sur lesquels agir en priorité, notamment l’acier, le béton, les carburants et les volumes de matériaux mobilisés.
Des objectifs de réduction sont ensuite intégrés dans les marchés de conception-réalisation de la ligne Bordeaux-Toulouse. Les entreprises devront proposer et mettre en œuvre des solutions adaptées : matériaux moins carbonés, recours à de l’acier recyclé produit selon des procédés moins émissifs, motorisations alternatives pour les engins ou optimisation des ouvrages et des quantités de matériaux nécessaires.
Enfin, des indicateurs permettront de suivre la performance carbone pendant le chantier et de mesurer les émissions réellement générées. L’objectif est ainsi de faire de la réduction de l’empreinte carbone un critère concret de conception, de réalisation et de pilotage du projet.